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Le syndrôme brachycéphale

26 mai 2017

Chats

On retrouve le syndrôme brachycéphale chez les chiens mais aussi les chats! On le remarque donc chez les chiens à nez très court et aplati, comme le Bouledogue, le Carlin, le Boston Terrier, le Shih Tzu et le Pékinois, ou les chats tels que les Persans, Himalayens et Birmans.
 
Ces animaux présentent souvent, en plus de narines trop petites (sténose des narines), un palais mou trop long et une trachée plus petite en diamètre. Cette combinaison d’anomalies augmente la résistance au passage de l’air dans les voies respiratoires supérieures. Pour comprendre un peu le phénomène, essayer de pincer très légèrement vos narines et tenter d’inspirer profondément. Vous sentirez une pression s’installer au niveau de votre gorge, plus précisément au niveau du larynx, à l’entrée de la trachée. Due à cette pression négative, les chiens brachycéphales peuvent développer des conditions plus graves et permanentes, soient l’éversion des saccules laryngés (une portion de la muqueuse qui obstrue partiellement le passage de l’air au niveau de l’entrée de la trachée) ou un collapse de la trachée.
 
Ces chiens et chats présentent souvent des ronflements et des difficultés respiratoires. Ils peuvent également être intolérants à l’exercice, particulièrement lorsqu’il fait très chaud à l’extérieur.
 
Le traitement est chirurgical. Il consiste à pratiquer une rhinoplastie (élargir esthétiquement les narines) en plus d’une palatoplastie (retirer la portion du palais mou qui est trop longue).
Le pronostic est généralement bon, mais il est important que ces chirurgies soient réalisées en jeune âge. Nous conseillons généralement de les faire lors de la stérilisation. Votre animal pourra donc mieux respirer, être plus tolérant à la chaleur mais aussi vivre une vie active sans complication pulmonaire ou cardiaque!
N’hésitez pas à en discuter avec votre vétérinaire.